Comment utiliser un capteur de puissance ?

Le terme « Puissance » est très régulièrement employé dans le monde du cyclisme. Cette dernière est mesurée via un capteur de puissance, qui permet la mesure et l’analyse de l’effort que produit le cycliste (ou le triathlète), en condition réelle de locomotion. La puissance est devenue monnaie courante, elle est même affichée en direct lors des retransmissions TV, via la télémétrie.

Qu’est ce que la puissance ?

De manière simpliste, nous pouvons définir la puissance mécanique (en Watts) comme le produit du couple de force appliqué sur les pédales et la cadence de pédalage. Autrement dit, la Pméca que le cycliste produit ou développe correspond à la quantité de travail (W, en joules, J) qu’il réalise par unité de temps (en secondes) pour se déplacer. Les capteurs de puissance permettent alors de quantifier l’intensité de l’effort de l’athlète (contrairement à la vitesse de déplacement) et de renseigner de manière objective sur son potentiel et ses capacités physiques.

Pourquoi utiliser les Watts ?

Contrairement à la fréquence cardiaque, les watts sont un paramètre invariable: c’est la mesure directe de l’énergie produite par le cycliste. La fréquence cardiaque est beaucoup trop variable, en effet de nombreux paramètres peuvent l’influencer : le stress, la fatigue, la digestion, le sommeil, le climat, l’altitude, … Les Watts sont donc plus précis pour mesurer, quantifier et interpréter les efforts physiques réalisés.

Concrètement, son utilité première est d’établir les fameuses zones d’intensité d’entrainement (de puissance), à partir des données recueillies sur le terrain. Ces zones sont d’abord utiles au coureur pendant l’entrainement, afin de calibrer les exercices du mieux possible. Le principal avantage est qu’elles lui permettent d’effectuer les séries en étant dans ses « bonnes zones », avec une bonne précision et une reproductibilité.

L’entraineur peut donc proposer à l’athlète des séances spécifiques et individualisées, avec des durées et des intensités variables, et les analyser grâce aux données de puissance. De fait, la performance est largement optimisée car les exercices sont mieux définis, réalisés et analysés. La majorité des facteurs impliqués dans la performance cycliste peuvent être « contrôlés » grâce à l’utilisation et l’analyse de la puissance. La charge d’entrainement est quantifiée avec précision et permet d’ajuster les cycles de travail et de récupération, selon les objectifs.
Enfin, utiliser et exploiter les watts nous renseigne sur les capacités et le potentiel physique du sportif, en établissant par exemple le Profil de Puissance Record. C’est à dire les records de puissance établies sur des durées comprises entre 1s et 4h, sur une saison complète (entrainements + compétitions):

Profil de Puissance Record et qualités physiques associées (Pinot & Grappe, 2011).


Le lien suivant met en évidence la manière dont sont établies les zones d’intensité, qu’elles soient basées sur l’estimation de la Puissance Maximale Aérobie (PMA, Echelle ESIE) ou basées sur la FTP (Functionnal Threshold Power, selon Coggan) :

https://mf-sports.fr/zones-dentrainement/

Que peut-on gagner avec un Powermeter ?

Bien qu’avec les sensations il est possible de connaître ses points forts et points faibles, les watts par kilos peuvent montrer de bonnes surprises… Ainsi, en balayant toutes les intensités possibles, on obtient un profil de puissance: à partir de ces données nous pouvons travailler les points forts, essayer de limiter les points faibles. De plus, le cycliste pourra choisir des compétitions qui collent à son profil et ses qualitiés…

La gestion de l’effort peut elle aussi être améliorée. En fonction de son profil de puissance (PPR), il peut se caler à une allure pour monter un col. Cela lui évite de partir trop fort, et d’exploser à 10 minutes du sommet. En contre-la-montre la gestion de l’effort est un point crucial, c’est même un facteur déterminant de la performance. Plus l’effort est linéaire et moins l’effort est couteux… De nombreux changements d’allure sont très énergivores !

Contre-la-montre et capteur de puissance …

Le CLM ci-dessus a été linéaire, 330W de puissance moyenne et 344 de puissance normalisée. Soit 14W de différence entre les deux, et vu le profil du parcours cela montre que l’effort a bien été géré. Un départ pas trop rapide permet de se mettre rapidement dans la bonne allure.

Course de Pierre LNV

Autre exemple, cette course réalisée par Pierre. Il a fait le départ puis se retrouve tout seul en échappée puis a géré toutes la course pour flirter avec ses limites et ne pas se faire rattraper.

Il est aussi possible d’évaluer ces gains via le capteur. Le fait de réaliser plusieurs tests au cours de la saison permet de voir si les cycles réalisés ont apporté quelques watts …

Nouveau : Location de Capteur de Puissance

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